Le cinéma porte un message pour l’environnement

Le cinéma n’influence pas directement nos vies mais affecte notre vision de la société. Il nous propose des fictions et documentaires qui nous pousse à nous interroger sur son fonctionnement.
Le changement climatique est un problème auquel nous faisons face collectivement et qui est de plus en plus présent dans nos vies. Toutes les industries changent leurs habitudes et entament leur transition. L’industrie du cinéma n’y échappe pas ! Les cinéastes nous proposent ainsi de plus en plus d’œuvres contribuant à nos réflexions autour du changement climatique en remettant parfois en cause leur façon de travailler.

Une industrie alors bousculée

A ce titre, en 2021, le cinéaste Cyril Dion signe une tribune dans laquelle il interpelle la profession. Il faut s’engager pour le climat. “Nous croyons profondément que le cinéma doit jouer son rôle pour nous aider à regarder ces réalités en face, mais également pour mobiliser nos ressources collectives et créatives.”

Son impact écologique est souvent ignoré mais pourtant très important. Le cinéma s’est encore trop de déchets. “Un long-métrage produit en moyenne 15 tonnes de déchets de décor et de mobilier“. A titre comparatif, un français produit 354 kg de déchets par an.

Et c’est aussi une consommation excessive d’énergie. Transport, studios, montages, production, projections, lumières, pyrotechniques, festivals… Bon, l’addition est salée.

En Californie, Hollywood 2eme plus gros pollueur après le pétrole

En 2009 se forme le collectif Ecoprod pour accompagner l’audiovisuelle français à agir pour l’environnement. En effet, il propose plusieurs outils à cette effet sur son site dont le guide de l’éco-production.

Dans ces analyses, on y retrouve des chiffres impressionnants. Par exemple “Un long métrage multisite rejette 1 000 tonnes d’équivalents carbone” soit 500 aller retour Paris/New-York. Et je ne parle même pas des tournages type Fast and furious, Apocalypse Now qui font appellent à des explosifs! Tout de même 4 500 litres d’essence pour brûler la foret dans l’intro de ce dernier film.

Le tournage en lui même représente 1/4 de l’impact environnementale d’un film. Sensibiliser sur le climat c’est bien, agir pour le climat c’est mieux!

 

Sources:

[1] https://youmatter.world/fr/cinema-environnement-pollution-paillettes/

 

Pauline MANHES
MS APTE (Mastère spécialisé Acteur pour la transition énergétique)
Pauline.manhes@audencia.com

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