Les enjeux RSE peuvent être différents d’une entreprise à une autre ou d’un secteur à un autre.

C’est pour cela qu’une organisation doit dans un premier temps identifier ses enjeux prioritaires pour être en mesure de déterminer ses KPIs (Key Performance Indicators) pertinents.

Ceux d’une entreprise du secteur du bâtiment ne seront pas les mêmes qu’un cabinet de consulting !

Lors du précédent post, nous avons évoqué la DPEF (déclaration de performance extra-financière) comme première brique du reporting social et environnemental en France. Pour beaucoup d’entreprises, ce cadre imposé n’est pas suffisant et/ou trop limitant dans son approche.

Le choix des indicateurs clés en pratique

Les entreprises mixent souvent les approches et disposent d’une palette d’autres outils à leur disposition pour définir leurs KPI’s.

Elles peuvent choisir de se tenir aux exigences réglementaires, de les développer en interne ou de suivre des méthodologies standardisées. Dans ce dernier cas, ces cadres de référence définissent quels sont les KPIs à suivre et surtout comment les mesurer.

Ainsi, pour mieux comprendre leur multiplicité, EcoAct a publié un guide très clair et didactique sur 26 cadres de reporting développement durable, que je vous invite à lire :

Grand guide des cadres de reporting Développement durable (eco-act.com)

Mais ces cadres peuvent être complétés par des outils et référentiels thématiques, comme par exemple, les indicateurs proposés par l’UICN pour la conservation de la nature et de la biodiversité.

Trop d’indicateurs tue l’information?

Bref, comme vous l’aurez compris, face à ce champ des possibles et pour éviter “l’infobésité” des informations extra-financières, comprendre “l’esprit de l’indicateur” est essentiel et permet de répondre à 3 questions basiques mais essentielles  : “que veut on mesurer ?”, “dans quel but ?” et “pour qui?”

Enfin, face à la multiplicité des approches existantes, la tendance est aussi à l’harmonisation et à l’homogénéisation des pratiques. Celle-ci , espérons-le, simplifiera la production et la compréhension de ces indicateurs pour toutes les parties prenantes.

 

Céline Cadiet Scaon

MS APTE (Mastère spécialisé Acteur pour la Transition Energétique)

 

 

Pour aller plus loin :
EcoAct | Action climatique. Création de valeur. (eco-act.com)

Novethic : Transparence et reporting ESG

2021 Performances RSE des entreprises françaises et européennes – comparatif OCDE et BRICS (ecovadis.com)

 

2 réponses
  1. Daniel Scott EVANS
    Daniel Scott EVANS dit :

    « l’infobésité » – je l’adore !!! The number of reporting mechanisms, labels, etc…has created an information overload where nothing is helpful. In fact, with the immense variety of labels and rating systems, I put little trust in anything I see…..companies find the system that best matches them. Instead of pushing for change, the systems push for mediocrity….

    Répondre
    • Céline CADIETSCAON
      Céline CADIETSCAON dit :

      I totally agree with you…having a look on all these rating systems shows the complexity of the topic and the competencies and time needed to decrypt this overflow of information and find quality among the quantity ! In short, expected hours of work for all the ESG analysts !

      Répondre

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.