Le recyclage des pales d’éoliennes étaient jusqu’alors un point noir pour cette énergie verte. Grace à une innovation technologique, les futurs éoliennes pourront être recyclé à près de 95%. 

Recycler entièrement les éoliennes va devenir obligatoire

Pas d’énergie propre sans recyclage et l’éolien va devoir montrer patte blanche. A partir du 1er juillet 2022, au moins 90 % du poids des éoliennes démantelées devra être réutilisé ou recyclé, dont au moins 35 % pour la partie la plus complexe à recycler, à savoir les rotors, c’est-à-dire la partie au-dessus du mât, constituée de la nacelle et des pales. Et les exigences monteront vite : 95 % du poids total en 2024 et jusqu’à 55 % des rotors en 2025.

Le recyclage des pales devient une réalité grâce à Siemens-Gamesa

A ce jour, seulement 85 % d’une éolienne est recyclable – du socle à la nacelle, en passant par le mât, mais il restait à traiter la question des pales. Cela vient de leur conception. Elles se composent d’un « assemblage de bois, de fibre de verre ou de carbone et une résine qui solidifie ces éléments ensemble », détaille Filippo Cimitan, président de Siemens Gamesa France. Lorsque les pales arrivent en fin de vie, après vingt ou trente ans, il est très difficile de séparer ces éléments.

La question du recyclage est régulièrement au cœur des débats entre les pros et les anti-éoliens. Siemens Gamesa vient d’apporter un argument de plus aux défenseurs de ce mode de production d’énergie renouvelable. L’industriel allemand a mis au point, commencé à produire et à commercialiser les premières pales d’éoliennes en mer entièrement recyclables.

Leur innovation

Siemens Gamesa a mis au point une résine pouvant être dissoute « dans un acide chauffé à un peu moins de 100 °C », assure le dirigeant. Il serait ainsi possible de récupérer chacun des matériaux séparément et de leur donner une nouvelle vie. Une solution destinée pour le moment uniquement aux éoliennes en mer.

Les six premières pales de ce type ont été produites dans une de leur usine au Danemark. « C’est une innovation importante mais simple qui ne nécessite pas de changer le mode de production et offre les mêmes garanties de performance et de durée de vie », explique Filippo Cimitan. Lorsque la demande le nécessitera, toutes les usines du groupe employant 26.000 personnes, dont celle du Havre en France, pourront en produire.

Sources:

Les Echos

Siemens Gamesa

 

Antoine GUIMBRETIERE

antoine.guimbretiere@audencia.com

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