Alors que nous scrutons avec attention les premiers résultats des primaires républicaines Outre Atlantique, la perspective d’un retour de Trump pour un second mandat paraît tout à fait crédible. Bad news pour la planète…

Si Joe Biden a été récemment pointé du doigt pour avoir failli à ses engagements écologiques (après avoir notamment autorisé l’exploitation de nouveaux sites pétroliers et gaziers en Alaska et dans le Golfe du Mexique…), Donald Trump est une toute autre paire de manches dans la lutte contre le changement climatique.

Fer de lance du climatoscepticisme

Complotiste de première ligne, l’ancien président a multiplié les propos climatosceptiques tout au long de son mandat, du pain béni pour Fox News et autres médias d’extrême droite qui relaient activement ses paroles. Son déni de la science a donné lieu à des propos du type : « je ne pense pas que la science le sache réellement » ou « ça finira par se refroidir » lors d’une réunion de crise suite aux feux de forêts ayant ravagé la Californie.

Dès 2017, il faisait polémique sur la question climatique lors de la vague de froid qui touchait l’est du pays, lorsqu’il a déclaré sur Twitter : «Dans l’est, cela pourrait être la veille du jour de l’an LA PLUS FROIDE jamais enregistrée. Peut-être qu’on pourrait utiliser un peu de ce bon vieux réchauffement climatique que notre pays, mais aucun autre pays, s’apprêtait à payer DES TRILLIONS DE DOLLARS pour s’en protéger. Couvrez-vous!»

Bref, avec un président du deuxième pays émetteur, qui nie la science et confond météo et climat, on n’est pas sortis de l’auberge.

 

Un Donald Trump renforcé

Fort de ses 91 chefs d’accusation, Trump multiplie les provocations et affirme que tout cela n’est qu’est qu’une « witch hunt » qui finira par le propulser à nouveau à la Maison Blanche. On aurait pu croire que toutes ces affaires, comme l’assaut du Capitole ou les dossiers confidentiels volés l’auraient affaibli ou même rendu inéligible mais c’est l’inverse qui se produit en réalité : il n’a jamais été aussi populaire auprès des électeurs républicains.

Avec lui, fini les réglementations punitives pour protéger l’environnement, fini les COP et les engagements à réduire les émissions. Le Make America Great Again 2.0 ne se fera pas sans saccager les héritages écologiques de Barack Obama et Joe Biden.

Nous devrions considérer cette menace avec le plus grand sérieux, face à un candidat prêt à tout écraser sur son passage, sacrifiant en premier lieu notre planète.

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