De nombreuses aspects de notre consommation alimentaire ont un impact. En particulier pour les fruits et légumes, l’origine et la saison sont des critères essentiels

 

Dans une étude réalisée par BIO Intelligence Service pour le compte de l’ADEME, on trouve des chiffres qui nous alertent sur notre façon de consommer des fruits et légumes. Qu’ils soient locaux ou exotiques, de saison ou hors-saison, ces derniers peuvent voir leur impact environnemental varier drastiquement. Voici donc quelques clés de compréhension qui se basent sur des données tirées de l’étude.

 L’avion, une bête noire pour nos importations

On ne le répétera jamais assez, c’est l’un des grands responsables du réchauffement climatique. Mais pas seulement lorsque vous l’empruntez. En effet, une partie des fruits exotiques sont également importés par avion, comme les mangues ou les ananas. Argument de vente parfois utilisé pour garantir la fraîcheur des produits, cela ne garantit malheureusement pas la fraîcheur de notre planète dans 20 ans. Alors s’il faut faire attention à l’origine des produits, il faut également prendre en compte la façon dont ils sont arrivés jusqu’à votre étal de marché.

Si manger une banane à Paris peut sembler tout à fait naturel, il faut se rendre compte que cela n’est dû qu’à l’incroyable réseau de distribution mondial de nos fruits et légumes. Le centième des importations que représentent les fruits exotiques sont responsables de 10% de la consommation d’énergie et des 24% des émissions de GES dans le cadre des importations en France. Alors quand vous ferez vos courses, prenez le temps de lire les écriteaux : aujourd’hui, la réglementation impose au vendeurs d’afficher l’origine de leurs produits !

Source : création d’après CanStockPhoto

Respectons les saisons !

Certains fruits et légumes, comme la tomate ou le concombre, semblent intemporels. Largement répandus dans notre alimentation, on peut les retrouver dans nos supermarchés à n’importe quelle période de l’année. Cependant, ce n’est pas le soleil de janvier qui vous permet de retrouver ces produits dans votre assiette, mais bien la culture sous serre, hautement consommatrice en énergie. Pour la tomate, c’est 10 fois plus d’énergie nécessaire en hiver. Pour le concombre, c’est plus de 100 fois ! Et si ce n’est pas le petit miracle de la serre qui vous apporte ces produits, ce sont les importations de pays chauds. Mais là encore, le problème existe : BIO Intelligence Service annonce un rapport allant de 3 à 15 fois plus pour les émissions dues au transport des produits hors-saison.

Alors pour ne plus vous tromper, de nombreux outils existent, comme par exemple le calendrier des saisons du WWF . Et pour savoir précisément quel est l’impact des fruits et légumes que vous consommez, l’Ademe et Datagir ont développé leur outil “est-ce bien la saison“.

 

Clément Pierre

 

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