Le pétrole qui est extrait aujourd’hui du sous-sol de notre planète s’est formé il y a plusieurs millions d’années. Il est évident donc que le pétrole est présent sur terre en quantité finie. Qui dit « quantité finie », dit « fin » : un jour viendra où l’humanité tirera du sous-sol la dernière goutte de pétrole.

Il a été longtemps prouvé que la courbe de production du pétrole passe par un maximum. La date à laquelle ce maximum est atteint, c’est la date du pic pétrolier. La question n’est donc pas de savoir si le pic sera atteint un jour, mais plutôt de savoir quand !

Dans un premier temps, nous ferons une étude de la production et de la répartition du pétrole. La prochaine publication se penchera sur le prix et la consommation mondiale de cette ressource.

1/ Définition des réserves de pétrole 

Afin de savoir quand le pic pétrolier sera atteint, il est nécessaire de réaliser un inventaire des réserves de pétrole.

Par réserves de pétrole, on entend les volumes de pétrole récupérables dans des
gisements exploités ou pouvant l’être au vu des critères techniques et économiques
actuels. Ces réserves peuvent donc fluctuer en fonction de la disponibilité des moyens techniques permettant l’exploitation des hydrocarbures et en fonction des cours du pétrole.

Lorsqu’il est question de réserves de pétrole dans les bilans statistiques, il est le plus souvent fait référence aux réserves dites « prouvées », c’est-à-dire celles que l’on est «sûrs » (à 90%) de pouvoir extraire. A fin 2018, ces réserves sont estimées dans le monde à près de 1 729 milliards de barils, soit l’équivalent d’environ 50,2 ans de production mondiale au rythme actuel.

Néanmoins, il persiste toujours des incertitudes sur le volume des réserves prouvées, c’est
pourquoi une certaine classification a été créée et les appellations “1P”, “2P” et ”3P” ont été mises en place. Voici leur définition :

– Les réserves prouvées dites « 1P » désignent l’ensemble des quantités de pétrole dont l’existence est établie et dont les chances de récupération et de rentabilisation sont d’au moins 90 %. C’est à ces réserves que l’on se réfère en général. Les compagnies pétrolières utilisent cette valeur lorsqu’elles sont certaines de rentabiliser leurs investissements.

– Les réserves dites « 2P » (prouvées + probables) comptabilisent, pour un gisement identifié, les quantités de pétrole ayant une probabilité égale ou supérieure à 50 % d’être économiquement exploitables.

– Les réserves dites « 3 P » (prouvées + probables + possibles) désignent le volume maximum du pétrole qui pourrait être extrait d’un gisement. Cette limite supérieure inclut toutes les ressources qui ont une probabilité supérieure à 10 % d’être économiquement exploitables.

 

2/ La répartition des réserves et de la production de pétrole :

Les réserves en pétrole sont inégalement réparties à la surface du globe. Les plus grosses réserves aujourd’hui se trouvent en Amérique du Sud et au Moyen-Orient. En effet, le Venezuela possède la plus grande réserve prouvée avec près de 300 milliards de barils suivi de très près par le Moyen-Orient. On trouve ensuite comme principale réserve de pétrole le Canada, l’Irak et l’Iran puis enfin la Russie et le Koweit.

Précisons toutefois qu’il existe de nombreux types de pétrole (en matière de densité, de viscosité, etc.) dont le coût d’extraction varie fortement : la grande majorité des réserves vénézuéliennes et canadiennes est ainsi constituée d’hydrocarbures non conventionnels (huiles extra-lourdes au Venezuela, sables bitumineux au Canada) dont l’extraction est bien plus coûteuse que celle du pétrole brut « conventionnel » extrait en Arabie saoudite. Le Venezuela n’est d’ailleurs que le 10e producteur mondial de pétrole. Il n’existe ainsi pas de relation directe entre le volume des réserves et le niveau de production (sauf dans les pays de l’OPEP lorsqu’ils se fixent des plafonds de production en fonction de leurs réserves annoncées).

Ainsi, lorsqu’on s’intéresse aux producteurs de pétrole, on obtient un classement bien différent. En 2014, les Etats-Unis étaient le premier producteur avec une production de 571 millions de tonnes suivi de près par l’Arabie Saoudite puis la Russie.

 

 

 

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